Le Bain

Gaëlle Bourges

Le Gritche

Cie Pseudonymo

© photos Patrice Latour

Cie Ah mon Amour

Geneviève Voisin

Bruxelles

 

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2011 Le monde de Luce et ses extases

 

En cherchant la lumière, je cherche à me rapprocher de Luce, des faunes, des nonnes, des putes, des morts… Des personnages muets qui créent l’espace, transforment le plateau, et construisent des cadres démontés sans cesse.

 

La surbrillance de Luce

La surbrillance de Luce, son rapport aux faunes, aux putes, aux nonnes et le fil qui se tend entre eux me conduisent à rêver une lumière au service de son expérience.

L’intensité des 4 contemplations sera à valoriser, le contraste sera palpable et donné par Luce. Son expérience du vivant et de la mort l’amène au-delà d’elle même.

États singuliers.

 

Les corps et Luce

Transposer en image la grâce de ses 4 extases, son expérience intérieure donnée à voir, en relation avec ce qui l’entoure.

Les corps dansants et les extases de Luce.

Contemplation intense, perte de contact avec le monde extérieur.

La lumière de Luce… et ses extases…

Un éclairage de la fable, de son fil, des personnages muets qui accompagnent Luce, les faunes, les nonnes, les putes, l’espace déployé et changeant.

Ceux qui l’accompagnent sur le fil de cette fable, les faunes, les nonnes, les putes rendent l’innocence de Luce proche de moi, elle qui ne désire pas.

Les extases éclaboussent les autres personnages.

Luce représente notre potentiel.

Les autres personnages représentent ce qui empêche.

Ombre et lumière en nous.

 

Corps suggérés à travers la transparence des tentures du bordel.

Lumière verticale et vaporeuse du bain.

Eclairage éthéré et graphique de la scène du Carmel par un découpage de l’espace et des corps, en contraste avec le tableau «  l’enfance de Luce » traité d’un point de vue presque naïf.

Teintes acidulées et contre-jour de la Lune.

Glissement visuel vers une déréalisation des faunes, amenant l’éclat d’une extase renforcé par le visage de Luce, luminescent.

Economie de moyen qui pose une contrainte juste au regard de l’expérience de notre personnage, baroque, dépouillée par l’éphémère extase. Jusqu’à la mort.

 

Quel éclairage de Luce et ses extases ?

Son innocence parmi les faunes aveuglés par le désir, touchée d’une émotion forte.

Comment la surbrillance de ses états nous emmènent plus proche d’elle, de son ouverture

Nous en elle.

4 mouvements, 4 tableaux, 4 extases qui rempliront l’espace.

 

Guillaume Pons Octobre 2010

© Guillaume Pons